Hérodote

Hérodote était un écrivain et géographe grec réputé pour être le premier historien. Vers l’an 425 av.J.-C., Hérodote publia son magnum opus: un long récit des guerres gréco-perses qu’il appela «les histoires». (Le mot grec «historie» signifie «enquête».) Avant Hérodote, aucun écrivain n’avait jamais fait une étude aussi systématique et approfondie du passé ou tenté d’expliquer la cause et l’effet de ses événements. Après Hérodote, l’analyse historique est devenue un élément indispensable de la vie intellectuelle et politique. Les érudits suivent les traces d’Hérodote depuis 2500 ans.

Les débuts d’Hérodote

Hérodote est né vers 485 avant JC en grec ville d’Halicarnasse, un centre commercial animé sur la côte sud-ouest de l’Asie Mineure.Il est issu d’une riche et cosmopolite famille de marchands gréco-cariens (les Cariens, d’origine minoenne, étaient arrivés dans cette partie de l’Asie Mineure avant les Grecs. ) Au milieu du VIe siècle avant JC, Halicarnasse devint une satrapie, ou province, de l’Empire perse et fut gouvernée par le tyran Lygdamis. La famille d’Hérodote s’opposa au règne de Lygdamis et fut envoyée en exil sur l’île de Samos. Quand il était un jeune homme, Hérodote revint brièvement à Halicarnasse pour participer à une rébellion anti-persane avortée. Après cela, cependant, l’écrivain n’est plus jamais retourné dans sa ville natale.

Origines des «histoires» d’Hérodote

Au lieu de s’installer en un seul endroit, Hérodote a passé sa vie à voyager de d’un territoire persan à un autre. Il a traversé la Méditerranée jusqu’en Égypte et a voyagé à travers la Palestine jusqu’en Syrie et à Babylone. Il se dirige vers la Macédoine et visite toutes les îles de l’archipel grec: Rhodes, Chypre, Délos, Paros, Thasos, Samothrace, Crète, Samos, Cythère et Égine. Il a navigué à travers l’Hellespont jusqu’à la mer Noire et a continué jusqu’à ce qu’il atteigne le Danube. Pendant qu’il voyageait, Hérodote a recueilli ce qu’il appelait des «autopsies» ou des «enquêtes personnelles»: il écoutait des mythes et des légendes, enregistrait des histoires orales et notait les lieux et les choses qu’il avait vus.

Quand Hérodote ne voyageait pas, il retourna à Athènes; là, il est devenu une sorte de célébrité. Il a donné des lectures dans les lieux publics et a perçu des honoraires des fonctionnaires pour ses apparitions. En 445 avant JC, le peuple d’Athènes a voté pour lui donner un prix de 10 talents – près de 200 000 $ en argent d’aujourd’hui – pour l’honorer pour ses contributions à la vie intellectuelle de la ville.

«Les histoires» par le premier historien Hérodote

Hérodote a passé toute sa vie à travailler sur un seul projet: un récit des origines et de l’exécution des guerres gréco-perses (499–479 av.J.-C.) qu’il a appelé «les histoires». (C’est du travail d’Hérodote que nous obtenons le sens moderne du mot «histoire».) En partie, «Les Histoires» était un simple récit des guerres. «Voici le récit,» le travail commence, «de la enquête sur Hérodote d’Halicarnasse afin que les actes des hommes ne soient pas effacés par le temps, et que les grandes et miraculeuses œuvres – des Grecs et des Barbares – ne soient pas ignorées. C’était aussi une tentative d’expliquer le conflit – «pour montrer ce qui les a poussés à se battre», a déclaré Hérodote – en expliquant la vision du monde impériale des Perses. La plupart de ce que nous savons sur la bataille de Marathon vient d’Hérodote. « Les Histoires » incorporaient également des observations et des histoires, à la fois factuelles et fictives, des voyages d’Hérodote.

Les écrivains précédents avaient produit ce qu’Hérodote appelait des « logographies »: il s’agissait de ce que nous pourrions appeler des récits de voyage, des récits déconnectés de lieux et les gens qui ne sont pas cohérents dans un tout narratif. En revanche, Hérodote a utilisé toutes ses « autopsies » pour construire une histoire complète qui expliquait le pourquoi et le comment des guerres perses.

Après la mort d’Hérodote, les éditeurs ont divisé ses histoires en neuf livres (chacun était nommé d’après l’une des muses.) Les cinq premiers livres se penchent sur le passé pour tenter d’expliquer la montée et la chute de l’Empire perse. Ils décrivent la géographie de chaque État conquis par les Perses et parlent de leur peuple et de leurs coutumes. Les quatre suivants les livres racontent l’histoire de la guerre elle-même, des invasions de la Grèce par les empereurs persans Darius et Xerxès aux triomphes grecs à Salamine, Plataea et Mycale en 480 et 479 avant JC

La méthode encyclopédique d’Hérodote n’a pas laissé grand-chose Il traite chaque morceau de son récit, des thèmes principaux aux digressions et des faits aux fictions, avec une égale importance. Il montre comment l’orgueil perse a conduit à la chute d’un grand empire, mais il place aussi beaucoup de stock dans les contes potins de lacunes et leçons de morale.

L’héritage des «histoires»

L’historien rival Thucydide, qui ne s’est appuyé que sur des preuves «factuelles» pour fournir un compte rendu moins subjectif de «ce qui avait été fait», a fréquemment critiqué Hérodote pour avoir inséré des «fables» dans son récit juste pour le rendre plus «délicieux» et plus agréable à lire. En effet, il y a des gens qui appellent Thucydide «le premier historien» et Hérodote «le premier menteur». Mais peu importe comment on juge ses reportages, Hérodote obtiendra probablement le mérite d’avoir pris une histoire politique sèche et de la transformer en littérature.

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